ÊTRE ENGAGÉ.E.S ENSEMBLE

Chers membres, chères amies, chers amis,

Il y a trois ans et demi, nous faisions, Patrick et moi, le choix de la responsabilité en posant notre candidature à la co-présidence. Nous vous avons proposé une équipe et un projet pour relever les défis majeurs de notre parti après la défaite de 2014 : renouer la confiance avec les citoyens et la société civile, reconstruire le parti et replacer l’écologie à sa juste place dans notre paysage politique.

Il y a trois ans et demi, vous choisissiez de nous suivre dans cet ambitieux projet.

Depuis, Patrick et moi avons patiemment rassemblé, mobilisé, construit l’alternative, consolidé notre ancrage local, assumé notre rôle d’opposition constructive dans les parlements et porté dans les médias une ligne claire qui dit qui nous sommes et le projet de rupture que nous portons. Avec la vague verte de ce 14 octobre, nous récoltons les premiers fruits de ce travail. Aujourd’hui, l’écologie s’est installée pleinement et durablement dans nos villes et dans nos campagnes.

Vous le savez, dans la foulée de cette victoire, Patrick, pour des raisons strictement personnelles, a exprimé la volonté de passer le relais. Il le fait en toute sérénité, car cette victoire électorale c’est aussi le succès d’une méthode -le travail collectif-, et qu’il sait que les ressources sont là pour poursuivre le travail entamé. Ni lui ni moi ne sommes irremplaçables, ni lui ni moi ne croyons en la femme ou l’homme providentiel.le. C’est pourquoi, dès les premiers jours de notre co-présidence, nous avons fait le choix du collectif. C’est bien parce que entourée d’une équipe solide, loyale, unie autour de mêmes objectifs que je peux envisager ce passage de relais avec confiance.

Il n’est pas question aujourd’hui de défendre un nouveau projet mais de poursuivre, dans le calendrier qui était le nôtre, la mise en œuvre du programme pour lequel vous nous avez élus. La même méthode donc, le travail collectif ; le même projet, le retour aux fondamentaux de l’écologie politique.

Sept mois nous séparent des prochaines échéances électorales. La victoire de ce 14 octobre ne doit pas nous aveugler et nous faire croire que le travail est terminé, que nous avons déjà gagné les élections du 26 mai 2019. Les mois qui viennent seront décisifs. Ils vont nécessiter toute notre attention, toute notre énergie, mobiliser toute l’expérience et l’expertise disponibles pour transformer l’essai.

Dès le lendemain de l’AG qui le désignera, le nouveau co-président devra être prêt . Expérience et combativité, voilà des qualités qui nous paraissent essentielles dans le contexte actuel. Il nous faut aussi quelqu’un qui connaît déjà l’interne du parti et qui a des contacts avec les responsables d’autres formations politiques. Enfin, mes consultations des derniers jours ont confirmé que le remplacement de Patrick ne doit pas mettre à mal une organisation qui a prouvé son efficacité. Il nous a donc semblé naturel de choisir parmi ceux qui, depuis 2014, ont travaillé en direct, en toute loyauté et de manière constructive avec la co-présidence.

C’est dans cet esprit que Patrick et moi avons sollicité Jean-Marc Nollet pour prendre le relais et mener à mes côtés les écologistes à la victoire. Dans une configuration inédite et temporaire, il est l’homme de la situation : depuis la Chambre, il poursuivra les combats qui sont les siens ; en interim à la co-présidence, il viendra m’appuyer et me renforcer dans la voie tracée à l’horizon 2019. Après réflexion, et dans cette configuration, Jean-Marc a accepté de me rejoindre et je l’en remercie.

Vous connaissez le Jean-Marc qui déploie son énergie et sa maîtrise des dossiers à la Chambre face aux projets du gouvernement fédéral et qui a fait du groupe Ecolo-Groen le porteur crédible d’une alternative ; vous connaissez le Jean-Marc qui a dû endosser une crise, celle du photovoltaïque, qu’il n’avait pas créée, mais qu’il a dû résoudre . Mais vous connaissez probablement beaucoup moins le Jean-Marc qui, depuis 2014, au sein d’une équipe rapprochée rassemblant nos chefs de groupe dans les différents parlements, a été présent à chaque instant pour accompagner la Co-présidence. Pouvoir compter sur Jean-Marc, sa force de travail, son expérience, ses talents de chef d’équipe, c’est mettre un maximum de chances du côté de l’écologie et de la transformation de l’essai du 14 octobre lors des élections générales de mai prochain et des négociations qui pourraient s’en suivre.

Les citoyens ont compris que nous étions à un momentum, qu’il est urgent d’agir. Ils ont perçu qu’au travers des menaces qui pèsent sur la planète, c’est notre avenir qui est en jeu et qu’il faut un changement de modèle. Ils nous ont également signifié qu’ils ne voulaient plus des mesures cosmétiques. Pour y parvenir, ils ont dit : « Nous faisons confiance aux Verts ».

A nous maintenant d’être à la hauteur de cette responsabilité, y compris face aux conservatismes et aux attaques dont nous ferons plus que jamais l’objet. Donnons-nous toutes les chances, le 26 mai prochain, de transformer l’essai et à partir de là, de forcer le changement aux niveaux régional, fédéral et européen.

À ceux qui nous ont fait confiance en mars 2015, nous vous demandons de la réitérer, aux autres de nous l’accorder eu égard aux résultats déjà engrangés. Plus que jamais, pour une transition écologique solidaire, « être engagé.e.s ensemble » reste une nécessité, et un plaisir !

Je vous donne rendez ce 9 novembre à Namur (Auditoire Pedro Arrupe) à 19h.

Zakia Khattabi

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